Fatigue hivernale : pourquoi sommes-nous si épuisés en hiver ?

Pourquoi l’hiver nous épuise-t-il davantage ?

La fatigue hivernale

L’hiver, beaucoup de personnes ressentent un ralentissement général. Moins d’énergie, plus de fatigue, parfois des douleurs qui apparaissent sans cause évidente… Cette sensation de baisse de forme n’est pas anodine. Elle est le résultat d’un ensemble de facteurs biologiques, environnementaux et émotionnels qui interagissent entre eux. 

En tant qu’ostéopathe, Flavie Olry vous aide à comprendre ce que traverse votre corps pendant cette période et comment l’ostéopathie peut vous aider à mieux la vivre.

La réduction de la lumière naturelle en hiver

L’un des grands bouleversements de l’hiver, c’est la réduction de la lumière naturelle. En France, entre décembre et février, la durée du jour est très courte. Et comme nous passons une grande partie de notre temps à l’intérieur (au travail, dans les transports, chez soi), notre exposition à la lumière du jour est extrêmement limitée.

La lumière joue pourtant un rôle fondamental dans la régulation de notre rythme circadien, c’est-à-dire l’horloge interne de notre corps. Ce rythme synchronise de nombreuses fonctions biologiques comme :

  • le sommeil (heure d’endormissement, qualité du sommeil profond),
  • l’humeur et la régulation émotionnelle,
  • les performances cognitives (mémoire, concentration, vivacité d’esprit),
  • le métabolisme et l’immunité.

Sans lumière naturelle suffisante, ce rythme peut se dérègler. Résultat : nous pouvons mal dormir, nous pouvons nous sentir moins motivés, nous pouvons avoir du mal à nous concentrer, et nous pouvons même ressentir une baisse de moral, parfois proche de la dépression saisonnière. Cela peut aussi augmenter notre niveau de stress latent, sans que nous en ayons conscience.

Ce dérèglement peut entraîner une cascade d’effets secondaires :

  • fatigue chronique,
  • irritabilité,
  • tendance à grignoter ou à consommer plus de sucre ou de stimulants,
  • baisse d’activité physique.

Ces comportements influencent à leur tour notre santé globale, notre posture, notre système digestif… Et donc potentiellement l’apparition de douleurs physiques.

L’immunité mise à l’épreuve

Autre impact majeur de l’hiver : le système immunitaire, naturellement plus sollicité à cette période. Il existe plusieurs raisons à cela :

  • Les températures plus basses et l’air sec affaiblissent nos muqueuses, premières barrières contre les virus.
  • Nous passons plus de temps dans des lieux clos, mal ventilés, favorisant la transmission des virus.
  • Et surtout, le manque d’exposition au soleil diminue notre production de vitamine D, une hormone essentielle pour le bon fonctionnement du système immunitaire.

Un déficit en vitamine D est fréquent en hiver si l’on ne compense pas avec l’alimentation ou des compléments. Ce manque peut affaiblir nos défenses naturelles, augmentant ainsi la vulnérabilité aux infections hivernales comme le rhume, la grippe ou les angines.

Et quand le corps tombe malade, il puise dans ses réserves d’énergie pour se défendre. Ce qui accentue encore plus la fatigue et peut fragiliser d’autres fonctions corporelles, notamment digestives, hormonales et musculaires.

Des douleurs sans cause évidente

Il n’est pas rare, en hiver, de ressentir des douleurs articulaires ou musculaires alors qu’aucun traumatisme n’a été identifié. Pas de faux mouvement, pas de chute, pas d’activité physique inhabituelle… Pourtant, une douleur s’installe. Pourquoi ?

La médecine moderne parle de plus en plus du modèle biopsychosocial : notre santé est influencée par une combinaison de facteurs physiques, psychiques et sociaux. Une douleur peut donc émerger non pas suite à un seul événement majeur, mais à une accumulation de petits déséquilibres :

  • une posture prolongée au bureau,
  • un sommeil de moins bonne qualité,
  • une charge mentale importante,
  • une baisse de motivation pour bouger,
  • une alimentation moins équilibrée…

Ce phénomène est parfois illustré par l’image de la goutte d’eau qui fait déborder le vase : chaque petit élément semble anodin, mais leur cumul dépasse à un moment notre seuil de tolérance. C’est souvent en hiver que cette accumulation atteint son pic, car c’est aussi une période de l’année où les temps de repos sont rares : on sort à peine des fêtes de fin d’année que l’on enchaîne avec plusieurs mois de travail intense, souvent sans vacances jusqu’au printemps.

En quoi l’ostéopathie peut vous aider ?

L’ostéopathie ne se limite pas aux douleurs articulaires : elle agit sur l’ensemble du corps. Une séance peut aider à soulager les tensions, améliorer le sommeil, soutenir l’immunité, apaiser le stress digestif et retrouver une meilleure mobilité.

Chaque séance est adaptée à votre ressenti, votre fatigue et votre rythme. L’objectif : relancer votre énergie pour traverser la saison plus sereinement.

Quelques conseils en complément

L’ostéopathie peut être une vraie aide, mais elle s’intègre dans une approche plus large du soin de soi. Voici quelques gestes simples :

  • Profitez de la lumière naturelle dès que possible (marchez dehors à la pause déjeuner, ouvrez vos volets au réveil)
  • Adoptez une alimentation riche en vitamine D, en oméga-3 et en légumes d’hiver.
  • Bougez, même doucement : la marche, les étirements ou le yoga sont vos alliés.
  • Accordez-vous des temps de repos dès que vous le pouvez, même courts.
  • Et surtout, écoutez votre corps. Il est votre meilleur indicateur.

Vous vous sentez fatigué·e, tendu·e ou simplement « pas comme d’habitude » ?

L’hiver met souvent notre organisme à rude épreuve. Cette saison exigeante peut être l’occasion de ralentir, mais aussi un signal pour prendre soin de soi. Flavie Olry, ostéopathe à La Rochelle, vous accueille avec bienveillance pour des séances adaptées à cette période particulière de l’année.

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